Seulement dans des livres, comme vous dites. Seulement! Les livres ne peuvent jamais être seulement ; ils peuvent seulement être toujours.
Jeff Noon
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4 mars 2014

Qui suis-je? Où vais-je? Mais surtout, qui boufferai-je?



Dans l’épisode précédent :
Jack est un loup-garou. Jack croit être le dernier des loup-garous. Les loup-garous sont chassés par une organisation souterraine confidentiellement secrète à but occulte mais connue des créatures qu’elle pourchasse. Jack en a marre de vivre tout seul donc Jack attend la chasse pour en finir. Mais SURPRISE!! Il y a un autre loup-garou. Une loup-garou. Comme Jack est un peu crétin, Jack tombe amoureux, ce qui n’empêchera pas Jack de se faire dessouder.


Et maintenant, la suite : 
Talulla, la loup-garou de l’épisode précédent, croit être la dernière des loup-garous. Bon, pas pour longtemps car Talulla est enceinte (de Jack, le susnommé décédé). Mais évidemment, une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, la nuit de la mise bas, les vampires débarquent et lui chouravent le louveteau. Mais SURPRISE! Il y en a une deuxième qui arrive! (Oui des jumeaux donc). En fait, ça on s’en fout un peu. Donc, que va faire maman loup-garou pour récupérer bébé? Mais surtout comment va-t-elle le faire, seule et abandonnée de tous? Mais SURPRISE! Non, mais ça va là, je vous en ai déjà assez raconté.


  Bon pour ceux qui n’auraient pas suivi (enfin, quand même je pense avoir été claire non?), Talulla est la suite du Dernier loup-garou (en plus c’est marqué dessus!) de Glen Duncan, roman précédemment lu et dont j’avais mentionné ma grande déception (ICI pour ceux que ça intéresse et aussi pour l'avis de Kiki43, profitez-en c'est pas souvent qu'il le donne) mais aussi, tout de même, ma curiosité pour la suite.


   Ben voilà, la suite est lue. Et trêve de suspens, je lui ai trouvé quasiment les mêmes défauts qu’au Dernier loup-garou. Alors pour faire simple, prenez le livre, divisez-le en deux, et je dirais que la moitié du roman est occupée par des tergiversations et autres questionnements « existentiellement » internes pour une autre moitié consacrée au déroulement de l’histoire. Ça pourrait paraître équilibré. Pourtant, cela m’a paru disproportionné. Pourquoi donc? Et bien parce que je me suis tout simplement ennuyée. Comme pour le Dernier loup-garou, j’ai trouvé tous ces questionnements redondants à force d’être tournés dans tous les sens. Surtout que ces sujets avaient déjà été abordés par Jack dans le roman précédent. Bon d’accord, là c’est du point de vue féminin et je dois reconnaître que Glen Duncan ne s’en sort pas trop mal de ce côté-là. 


   Comme Jack, Talulla s’interroge sur le « qui suis-je? » : un loup-garou, c’est géniaaale! Mais c’est terrible aussi, c’est une malédiction car je dois manger des gens et j’y prends un certain plaisir ainsi qu’un plaisir certain. Mais c’est quand même trop géniaaaaaaale!


   Comme Jack, Talulla ressasse aussi le « qui baiserai-je? » : le loup-garou a une libido très exigeante. C’est cool mais en même temps qu’est-ce que c’est chiant! J’ai un mal fou à me concentrer à 100% sur un problème et ça peut devenir gênant.


  Comme Jack, Talulla se dit qu’effectivement le temps va paraître long si elle est la dernière de son espèce. Heureusement qu’il y aura les gosses. Si tant est qu’elle récupère celui qui manque à l’appel.


   A ce moment s’ajoutent des questionnements propres à Talulla et à son nouveau rôle de mère, sa relation à ses enfants, le lien maternel est-il là, pas là, sujets certes intéressants si, encore une fois, ils n’étaient pas répétés, encore… et encore…


   Quant à l’histoire elle-même, et bien pareil, même problème que le Dernier loup-garou. Un début attrayant, des pans où l’histoire avance bien, on se laisse porter, on déroule (il y a même le vampire mystérieux qui titille la curiosité… il arrive un peu tard mais bon le principal c’est qu’il arrive), et puis soudain, PAF!, l’histoire d’amour qui m’a gonflée, tellement téléphonée que tu la vois venir à 3 kilomètres. Rajoutez à cela quelques morceaux de bons sentiments dégoulinants de bonté (le top restant l’accolade qui se veut virile des deux meilleurs potes, l’un devenu loup-garou, l’autre vampire, mais c’est pas grave comme je t’aime trop, je dépasse la franche aversion de nos deux races, viens dans mes bras mon poto), et la messe est dite.


   Bref, pour conclure, tout comme je l’avais expliqué pour le premier, je ne peux pas dire que Talulla soit un mauvais roman. L’écriture est même plutôt agréable, grâce en soit rendue à Michelle Charrier qui elle fait partie de la race des supertraductrices. Mais simplement, et définitivement, je ne dois pas être le bon public pour Glen Duncan et je ne me forcerai donc pas pour le troisième tome.



   Ainsi donc, pour finir en osmose avec le précédent article sur le Dernier loup-garou, je suis déçuuuuuuuuuue, je suis DE-ÇUE!! M’en fous, puisque c’est comme ça, m’en vais retourner voir l’intégrale de Buffy contre les vampires.



CITRIQ

13 août 2013

Le vol à destination d’Ailleurs, bientôt disponible.


L’Archipel du Rêve.

Des centaines d’îles éparpillées entre le Continent Septentrional et Sudmaieure. Des milliers. Des centaines de milliers. A cause du phénomène des gradients temporels, personne ne sait, aucune carte ne peut être tracée.
Sur les Aubracs sévit un insecte mortel, redouté.
Sur Collago, le secret de l’immortalité a été découvert, mais le traitement n’est pas à la portée de toutes les bourses. 
Sur Tremm, interdite aux civils, des explosions retentissent chaque nuit...
Même dans la zone de neutralité que représente l’Archipel, certains conflits demeurent...

Avec Les Insulaires, Christopher Priest nous invite à explorer certaines îles de l’Archipel du Rêve, nous faisant découvrir leurs mystères, leurs principales attractions touristiques et artistiques. Cependant, il se pourrait bien qu’un meurtre énigmatique, voire plusieurs, se cachent dans les pages de cet atypique guide touristique.



  Vous n’êtes pas parti en vacances faute de moyens, faute d’envie, faute d’autre chose qui ne regarde que vous, alors Les Insulaires est le livre qu’il vous faut.


  Vous êtes parti en vacances mais c’est comme si vous n’étiez pas parti car cela s’est révélé aussi foireux qu’un rencard organisé, alors Les Insulaires est le livre qu’il vous faut.


  Vous êtes parti en vacances et c’était tellement bien que l’idée de revenir vous excite autant qu’un rendez-vous chez le dentiste, alors Les Insulaires est le livre qu’il vous faut. (Si vous faites partie de la catégorie de personne qu’un rendez-vous chez le dentiste excite, pas de problème, Les Insulaires est aussi le livre qu’il vous faut!)


  Bref, vous l’aurez compris, d’où que vous veniez et où que vous alliez, quelque soit le sens de votre vie et du reste, Les Insulaires est le livre qu’il vous faut en cette fin de vacances, période qui coïncide bizarrement avec le début de la rentrée.


 Véritablement conçu comme un guide touristique, Les Insulaires vous emmènera de nouveau au sein de l’Archipel du Rêve. De nouveau, car Christopher Priest avait déjà écrit un recueil de nouvelles sur l’Archipel, judicieusement intitulé L’Archipel du Rêve. Cohérence quand tu nous tiens! Ce sera peut-être un premier voyage si vous n’avez pas lu ce précédent, et ce n’est pas grave car nul besoin de connaître l’Archipel pour pénétrer l’Archipel! 


  Cette fois-ci, Priest dresse un inventaire non exhaustif d’une cinquantaine d’îles en nous donnant moult détails sur le climat, le relief, la faune et la flore autochtones comme tout bon guide touristique, mais aussi en les racontant  par le biais des évènements s’y étant déroulés et des personnages y ayant vécus. Un évènement en particulier, un meurtre, va créer par ses causes et ses conséquences des ramifications dans les autres histoires et relier le destin de plusieurs personnages, comme un fil conducteur, une toile qui s’étend sur toute l’Archipel.


  Ni roman, ni recueil de nouvelles, Les Insulaires en surprendra plus d’un de par cette construction. Certaines histoires ont la touche de dépaysement d’une carte postale, d’autres recèlent une certaine poésie, et presque toutes possèdent une pointe de mystère inquiétant, effet assez typique du fantastique à la Priest. L'auteur souffle le chaud et le froid dans l’enchaînement de ces histoires et quand vous voudriez en savoir plus, il tranche à vif ce suspens créé pour vous emmener complètement ailleurs. Au final, on se rend compte combien on se fait balader, car Les Insulaires se lit justement comme une visite guidée où vous ne choisissez pas votre chemin, où votre impatience d’en découvrir plus est bridée pour mieux être rassasiée au moment où le guide le choisit. Car Christopher Priest  est un guide averti qui maîtrise sa promenade et on lui laisse les rênes avec plaisir.


  Son écriture fluide exerce une nouvelle fois sa magie car une fois entamée la lecture, on se laisse porter tout du long sans se rendre compte du temps qui passe et des 400 pages qui défilent.


 On finit ce roman avec une certaine mélancolie, peut-être même un petit coup de blues, justement comme un retour de vacances mais l’avantage des Insulaires sur les vacances, c’est qu’on peut le relire de suite! 


  Les Insulaires n’est sans doute pas le meilleur roman de Priest, du moins pas à mon goût (Le Prestige et Le Monde Inverti restant mes préférés à ce jour), mais il se positionne pas très loin derrière, je dois le reconnaître.


  Il est apparemment conseillé de lire La Fontaine pétrifiante et L’Archipel du Rêve avant Les Insulaires car ils forment un triptyque. Je ne l’ai pas fait et même si la lecture des trois apporte certainement une force supplémentaire à chacun des livres, la non lecture de L’Archipel et de La Fontaine ne gêne pas la compréhension des Insulaires. Mais à vous de voir.


  Et si vous n’avez jamais lu de Christopher Priest du tout et que vous choisissez Les Insulaires pour commencer (choix au combien audacieux), il vous démontrera cette capacité étrange (et un peu magique) de l’auteur britannique à vous transporter sans aucun effort. Il fait des Insulaires ce que j’aime appeler un «livre à voyager» car où que vous soyez, c’est lui qui vous emmène ailleurs.


CITRIQ

23 janv. 2013

Tout vient à point à qui aime son steak saignant . . .Le retour !!!

"C'est officiel, dit Harley. Ils ont tué le Berlinois il y a deux nuits. Tu es le dernier." Un silence, puis : "Je suis désolé". 


Pour un résumé de l'histoire, je vous encourage à lire le billet de Melicerte42. Sinon, je viens de terminer ce livre qui m'avais été fortement conseillé par ladite Melicerte42  ("Bon, Kiki43, il faut absolument que tu le lises. Je viens de le terminer et j'ai besoin de ton avis (intérieurement : "Whaou ! elle m'aime !). Je te dis rien, tu le lis et on en reparle ensuite.").


C'est donc un bon roman fantastique qui se lit d'une traite.


C'est un peu court, non ?

Oui.

Sinon, que dire d'autre sans parler des nombreux rebondissements, de l'écriture assez alambiquée de Glenn Duncan, du fait trés appréciable que ce soit un roman assez court (360 pages, même si c'est une trilogie) et surtout de la beauté des pages où Glenn Duncan nous parle de l'Amour entre Jake et Arabella.

.......


Mais, il y a un mais...

Tout d'abord, j'adore Lunes d'Encre.

Je n'échangerai Cleer, Outrage et Rébellion, Grendel, Le Prestige, L'Archipel du Rêve, La Redemption du Marchand de Sable, Kane, La Tour de Babylone, Destination Ténèbres et tant d'autres encore pour rien au monde.

Lunes d'Encre, c'est la collection  qui ose, qui prend des risques (Outrage et Rebellion, même si c'est Catherine, qui aurait eu le courage de l'éditer hormis Monsieur Gilles Dumay ?).

Et aujourd'hui pour ce Dernier Loup-Garou, je dois bien l'avouer, je suis déçu.

De plus, 22€50 pour ça ?

Merci Melicerte42 de me l'avoir prété, j'ai passé un bon moment, mais je pense que j'aurai été bien énervé si je l'avais acheté.

A qui s'adresse ce livre ?


Je vois bien l'enjeu commercial pour Lunes d'Encre, avec toute la presse, les blogs, la promo de Mr Dumay, mais je ne l’achèterai pas à ce prix.
Une sortie directement en poche (en sachant bien que les inédits poche se vendent rarement bien) comme le fait de temps en temps FolioSF (pour rester entre Duncan, Evadés de l'Enfer est un bon exemple).

Le Dernier Loup-Garou est un bon texte mais quand je vois La Symphonie des Spectres sortir chez Denoël ThRillers (oui, je sais, pour pouvoir toucher un autre public) alors qu'il aurait, lui, tout à fait sa place chez Lunes d'Encre, je me dis que quelque chose cloche.

Vivement Les Insulaires et Anamnèse de Lady Star.


Salut, et encore merci pour le poisson.


CITRIQ

9 janv. 2013

Tout vient à point à qui aime son steak saignant . . .








 Jake Marlowe est le dernier de sa race. C’est-à-dire les loup-garous. Et le roi des chasseurs ambitionne d’en finir une bonne fois pour toute avec lui, et donc avec les loup-garous, tout le monde suit jusque là? Cela aurait pu être une bonne nouvelle pour Jake qui, désabusé et fatigué de la vie, se pose des questions existentielles comme «pourquoi continuer à vivre quand on s’emmerde?». Et pourtant, c’est toujours quand l’échéance arrive à son terme qu’on se dit que après tout, peut-être, pourquoi pas...


 Sur le papier, Le Dernier Loup-garou de Glen Duncan sonnait plutôt bien à mon oreille. Belle couverture, sujet intéressant, auteur prometteur, maison d’édition géniale. Puis, je me suis fait une petite frayeur en lisant la quatrième de couv’ qui finit sur une touche (une tâche?!) «guimauvesque» :

Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.
Par définition, l’amour est imprévisible.


 Comme dirait ma grand-mère, y a comme une couille dans le pâté! Ça commençait pourtant plutôt bien! Mais bon, en bonne libraire qui se respecte, je sais parfaitement que les quatrièmes, c’est plus ce que c’était ma brave dame! Très souvent, elles n’ont même rien à voir avec le contenu du livre. Mais bon quand même, Denoël! Gilles Dumay! Toutefois, je suis passée outre et me suis dit que c’était peut-être bien moi qui devenais difficile! (Ou chiante, ce qui n’est franchement pas à exclure!)


 Dès la première partie, Glen Duncan nous plonge directement dans l’intrigue. Pas de préambule, pas de gna-gna-gna supers chiants pour nous expliquer ce qu’on sait déjà (genre je suis allé piocher la définition du loup-garou sur wikipédia et je la recopie ni vu ni connu). La première phrase fonctionne à merveille et accroche immédiatement. Puis, on apprend comment Jake est devenu loup-garou et quels sont les enjeux de sa position de dernier de sa race; on suit la psyché du loup-garou, loin du stéréotype de la bête malheureuse et de l’humain tourmenté par ce qu’il soupçonne avoir fait sous la forme du loup. 


 Car, Jake nous explique qu’il se souvient de tout. Il n’y a aucune dichotomie de l’esprit humain/loup et il tire un plaisir ambigu dans l’acte de dévorer ses victimes. Il nous parle de la faim qui l’obsède à l’approche d’une pleine lune, de ses tentatives pour se passer de viande humaine, de la torture qui en résulta et par conséquence, de son acceptation de sa part monstrueuse, de ses appétits sexuels débridés, de l’ennui qui peut s’installer après 150 ans de vie, et de la solitude. Le personnage de Jake nous apparait alors suffisamment controversé pour qu’on se demande si on va l’apprécier ou le détester.


 L’écriture est chiadée, parfois trop mais jamais au point de nous lasser car au moment où cela pourrait arriver, il nous colle le petit rebondissement qui va bien.


 Forcément, on bascule avec envie dans la deuxième partie. Et c’est là que ça commence à partir en sucette! L’intrigue continue pourtant à être intéressante (Que va-t-il décider? Qu’est-ce donc que ce manuscrit introuvable mais trouvé? Mais qui est donc ornicar?...) mais régulièrement parasitée par les pensées et les états d’âme de Jake. 


 Vous allez me dire que c’est ce que j’avais apprécié dans la première partie. Certes, et d’ailleurs, dans cette deuxième partie, ça aurait pu continuer à être prenant si ce n’était pas qu’une répétition en boucle de ce qu’il nous a déjà dit dans la première partie. Non parce que là, on avait déjà compris que les loup-garous ont une sexualité débordante! Régulièrement, Jake nous dit et nous redit qu’il a une érection. Ben tant mieux mon gars, j’suis super contente pour toi, mais sinon...? Pour ceux qui en doutaient encore, c’est confirmé, les canidés aiment jouer avec leur queue! 


 Alors à ce moment-là de ma lecture, je me suis remise en cause. Je me suis dit que, peut-être, comme je suis une fille, certaines des considérations de Jake ne me parlaient pas et donc, au bout d’un moment me gonflaient. Alors, j’ai tenu bon. J’ai passé outre pour pouvoir poursuivre le récit. Jusqu’à ce qu’arrive la rencontre... et donc, la dernière partie.


 Et là, je dois dire que j’en suis restée comme deux ronds de flan! Parce qu’évidemment, The rencontre va se produire et la scène! «Mon dieu!» comme disait Edith! Comme un cheveu sur la soupe! Ou un poil pubien dans mon Glenlivet pour rester dans le ton! 


 Sur un quai de gare! Ils se croisent et manquent de S’EVANOUIR sous le choc de la révélation SUR UN QUAI DE GARE!!!!! J’ai cru pendant deux secondes qu’on m’avait fait une blague et changé mon livre pour un Marc Lévy pendant ma sieste mais non, même personnage, c’est bien le bon bouquin. 


 Et après, et ben que dire... c’est de mal en pis! Bon, Jake est content parce qu’il a trouvé quelqu’un comme lui pour jouer avec ses érections intempestives. Il faut reconnaître que c’est vrai que c’est toujours mieux comme ça. Mais bon, sérieux, il devient limite con! Et disparu le côté monstrueux, cynique, voire méchant.


 Heureusement, la fin m’a un peu rassurée même si j’ai trouvé le dénouement bâclé et quand même un chouïa cousu de fil blanc.


 Alors je n’ai pas pour habitude de critiquer un livre juste pour le critiquer et Kiki43 et moi même avons pris le parti de ne pas parler d’un livre qu’on n’aurait pas aimé. Mais là, ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est que je suis déçue! Oui j’en attendais beaucoup, un sujet comme ça traité par un auteur comme ça... J’espérais du sombre, du glauque, du monstrueux, du sexe (et non, les circonvolutions d’un homme sur son pénis n’équivaut pas à une scène de sexe à mon goût désolée!). Le pire étant certainement que Le Dernier Loup-garou commence extrêmement bien... pour finir un peu à côté de la plaque.


 Et je me dis que, peut-être, je suis passée à côté, peut-être que ce n’était pas le moment pour ce livre (même si j’en doute) et après avoir lu d’autres avis pour ce roman, je me dis que peut-être, à ma grande déception, ce livre n’était pas pour moi. C’est pourquoi je l’ai soumis à la lecture de Kiki43 et nous verrons bien si les voltés anonymes sont toujours sur la même longueur d’onde ou si dysfonctionnement il y a. Le Dernier Loup-garou ouvrant apparemment une trilogie, je lirai tout de même sa suite, pour voir si la barre est redressée (non, pas cette barre-là Mr Duncan!)


 N’empêche que là, je suis déçue! DÉ-ÇUE! Et puisque c’est comme ça, ben j’vais aller bouder!



CITRIQ


Pour différents avis sur Le Dernier Loup-garou, vous pouvez aussi, avec joie et délectation, aller sur le blog de Denoël Lunes d'encre.