Seulement dans des livres, comme vous dites. Seulement! Les livres ne peuvent jamais être seulement ; ils peuvent seulement être toujours.
Jeff Noon
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3 déc. 2012

Superfraci. . . supercagila. . . fait chier Mary Poppins!


  Si comme moi vous avez mis un peu de temps à apprivoiser le supercalifragilisticexpialidocious pour ensuite en devenir accro, alors le livre qui suit est fait pour vous.


  Si vous n’aimez pas les mots qui vous laissent une fâcheuse sensation de vous être fait une rupture d’anévrisme, alors ce livre est fait pour vous.


  Si vous êtes très con et ne comprenez rien à rien... alors je ne peux plus rien pour vous et vous suggère d’adhérer au comité de soutien des cons qui ne veulent plus s’ignorer.


  Pour le reste du monde entier, il vous faut cet ouvrage : Le Von Mopp illustré.




  Laurent Rivelaygue avait déjà la plume coupable, si je puis dire, de ceci :




  Poisson-chien, roman complètement frappadingue aux éditions La Volte et qui mériterait que je vous en reparle plus longuement une autre fois, mais que vous pouvez déjà aller chercher la bave aux lèvres et le regard halluciné, en tapant dans vos mains et en sautillant sur place, chez votre libraire préféré, si vous êtes de ces lecteurs curieux aimant les histoires déjantées, si vous avez le goût du risque (en plus de l’amour du...). Sachez seulement que c’est un roman drôle comme un rêve débile, troublant comme un rêve érotique, bizarre comme un rêve...euh... bizarre (vite dictionnaire des synonymes pour Noël!), bref, lire Poisson-chien c’est comme lire un rêve. (Et oui, Kiki43, je te vois faire ton petit sifflement inimitable à la lecture de cette phrase! Désolée, digression personnelle).


  Mais Laurent Rivelaygue a également le crayon coupable de plein de choses, dont des couvertures de livre comme celle-ci par exemple :



et de plein d’autres choses si vous saviez! et vous saurez en allant sur son blog sobrement intitulé Laurent Rivelaygue, graphisme etc... où vous vous rendrez compte de l’étendu de son talent.


  Bref (comme disait Pépin), Le Von Mopp illustré, dictionnaire subjectif des mots difficiles et imprononçables de la langue française! Il est beau, il est drôle et il est intelligent et contrairement à l’homme parfait (ou à la femme parfaite, ne soyons pas sectaire), lui, il existe! Pour la modique somme de 18 euros (c’est cadeau!) offrez-vous ou faîtes-vous offrir ce superbe objet avec plein de mots rigolos! Ok soyons honnêtes, ce ne sont pas les mots qui sont rigolos mais plutôt leur définition. Ainsi, sans trop vous gâcher le suspens, parmi mes préférés :


Ignifugation : l’ignifugation est un traitement pour rendre incombustible un matériau naturellement inflammable. Cela permet, en cas d’incendie dans une habitation familiale bien équipée, de retarder la propagation du feu, et de sauver le chien, voire la belle-mère. Pégase Von Mopp, inventeur, se spécialisa dans la lutte contre le feu, et déposa plusieurs brevets dont celui de l’eau ignifugée. Il proposa également aux Tibétains d’ignifuger leurs bonzes, mais se heurta au tout-puissant syndicat des journalistes, et abandonna l’idée. Il faut avouer qu’un bonze en flammes, ça fait quand même de jolies photos, et ce serait dommage de devoir s’en passer. 

Laïusseur : un laïusseur est une personne qui aime faire des discours, un bavard, un baratineur. En général, il fatigue assez rapidement son entourage, et, ses interlocuteurs, saoulés de mots, se bouchent les oreilles et réfléchissent à un prétexte imbécile pour fuir, comme «il faut que j’aille ranger les escargots» ou « je ne peux pas rester, j’ai rendez-vous avec un communiste». Immanquablement, le laïusseur se lance alors dans une tirade longue comme une journée finlandaise sur les escargots communistes, parce qu’il a un avis sur tout, et c’est franchement le moment de prendre ses jambes à son cou.


  Certains de mes amis dont Kiki43, ma Valsuperpatrice et Lostinthekitchen, reconnaîtront certainement à travers cette définition une personne de notre connaissance. Et bien voilà un très beau mot pour la définir.


  Car avec Le Von Mopp illustré, on dormira moins cons et nous voilà avec 106 possibilités de se rendre intéressant en toutes circonstances, telles qu’une demande d’augmentation  :

«-Une augmentation? Ahahaha! Je vais étudier la question c’est promis.
-Je pense monsieur/madame (rayez la mention inutile) que vous êtes un notonecte xanthognathe incapable de se rendre compte de mon talent. Je vous ferai bien tâter de ma nahaïka si je n’étais pas sûr(e) que vous y preniez plaisir.»

ou encore, un rendez-vous amoureux :
«Votre profil stéatopyge n’est pas pour me déplaire. Allons vider un jéroboam et je vous parlerai de ma passion pour la cuniculiculture.»


  Et ce n’est pas tout! En plus de ces édifiantes définitions, d’édifiantes illustrations vont avec.

           














  
  
  Pour avoir une autre idée du contenu du livre, vous pouvez aller ici.


  Tout est habilement conçu pour qu’à la lecture de cet ouvrage, votre cerveau s’illumine tel une guirlande de Noël épileptique. Avec Le Von Mopp illustré, vous pouvez aussi vous entraîner devant votre miroir un peu comme les sims quand vous voulez leur donner un point de charisme, car chaque définition possède également son petit exercice de diction tel que : «Scyphoméduse échevelée essayant sans succès d’accélérer.» ou encore «Laïusseur sans scrupule bâillonné et saucissonné sous un sassafras.» Mais attention, n’allez pas vous faire mal.


  Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, Le Von Mopp illustré, est un excellent moyen de s’instruire en s’amusant le tout pour une somme modique! 


  Un peu comme L’Histoire de France pour ceux qui n’aiment pas ça, de Catherine Dufour. Ainsi, vous pouvez demander le pack au père Noël. Comment?! Vous vous demandez mais qu’est-ce donc que L’Histoire de France pour ceux qui n’aiment pas ça? Parce que vous avez atterri sur ce blog par hasard et ne connaissez pas encore notre obsession obsessionnelle? Alors allez voir ici, ou plus simplement .

  Vous avez remarqué avec quelle subtilité j’ai réussi à glisser Catherine (en tout bien tout honneur s’entend) dans ce petit billet?


  En conclusion, et pour imiter Kiki43 lorsqu’il conseille un livre : «ce livre est génial, achetez-le».




CITRIQ

4 sept. 2012

Complètement inutile . . . donc parfaitement indispensable 2

  Vous pensiez être le ou la seul(e) à être né(e) avec deux mains gauches, à faire une attaque cérébrale à la simple vue d'un tournevis et à croire que la clé à six pans est l'incarnation absolue du mal? N'avons-nous pas remercié Mr Ikea et ses manuels délirants où il manque toujours une pièce?! Et bien, rassurez-vous, les super-héros aussi aiment la simplicité et eux aussi ont droit à leur manuel de montage! Un petit malin s'est occupé de leur cas :


Le spécial réalisateur, tout le scénario est dans le manuel.




Le spécial complexe d'Oedipe.



Mais surtout, mon préféré, le spécial... "wibbly wobbly timey wimey"... manuel du Tardis!!!!


Vous en avez rêvé? Ben c'est pas moi qui l'ai fait!

Merci à ActuSF pour les liens.

10 oct. 2011

Catherine Dufour est une déesse . . . devenons ses prophètes.





  A l’occasion de la sortie en poche de L’Accroissement Mathématique du Plaisir dans la collection folio sf (remercions les puissances de l’invisible qui nous ont permis d’échapper à une couv de Jackie Paternoster, oui oui, celle-là même qui avait déjà défiguré Le Goût de l’Immortalité dans l'édition Livre de Poche), parlons un peu d’un de mes auteurs préférés, Catherine Dufour.

  Attention, le texte qui suit est la retranscription librement adaptée d’une conversation entre moi-même et Kiki43, conversation évidemment surveillée par la CIA, le FBI, la DGSE, le MI6, l'ANPE, bref par toute organisation au nom créé par des gens jaloux et dépités de ne pas avoir été embauchés pour Les Chiffres et les Lettres.



-Catherine Dufour est une déesse.

-...hum...

-Non, c’est pas des conneries! Catherine peut tout faire. Catherine est omnipotente. Donc Catherine est une déesse, je ne vois pas d’autres explications. Bon, par exemple, prends L’Accroissement Mathématique du Plaisir. C’est sans conteste le titre le plus accessible de Catherine Dufour. Parce que ce sont des nouvelles. C’est bien les nouvelles.

-Ouais, c’est vrai. J’aime bien quand c’est court.

-Je sais. Ta femme m’en a déjà touché deux mots d’ailleurs.

-...!!rrrrr...

-...euh non, c’était peut-être pas ta femme en fait, je dois confondre mais euh... passons. Revenons à Catherine. Donc L’Accroissement Mathématique du Plaisir c'est tout simplement génial parce qu’il donne une idée de l’étendue du talent de Catherine Dufour. C’est un peu comme un panier garni...

-Y a un saucisson avec?

-...bon ok oublies cette image s’il te plaît. Passons. Disons que lire L’Accroissement Mathématique du Plaisir c’est comme entrer dans un kaléidoscope d’histoires qui sont autant de facettes d’une même image : le talent à l’état pur. 

-Mouais, admettons.

-On y trouve de tout dedans, de la sf, du fantastique, de la fantasy, de la littérature blanche, de l’humour, de la poésie, du trash, du noir, etc...etc... 

Avec l’Immaculée Conception, Catherine sait même aider ceux qui hésitent à avoir des enfants à prendre leur décision. Bon, par contre, c’est quand même déconseillé aux femmes déjà enceintes, surtout celles sensibles genre «mes hormones me poussent à être toute douce, à demander des fraises et à dire des conneries lors de la remise des oscars style je remercie mon amour pour m’avoir donné le plus beau rôle de ma vie». C’est là qu’on se rend compte que pour certaines, être enceinte, c’est réellement une maladie.

Sinon, il y a Je ne suis pas une légende où Catherine prouve que tous les vampires ne sont pas style beau gosse avec le regard par en-dessous et absolument aucune arrière pensée sexuelle. C’est vrai quoi, un vampire sans le sexe, c’est quoi?  


-Notre patron?

-Ok. C'est pas faux. Passons. Il y a aussi un hommage à Poe et comme Catherine est si douée, on a l’impression de lire du Poe. Non, parce que ce qu’il faut que tu saches, c’est que Catherine a vraiment un style très personnel donc quand elle fait du Catherine Dufour, tu la reconnais tout de suite. Tu sais que c’est elle. Mais quand elle se met à la place d’un autre auteur, c’est un peu comme si elle entrait dans sa peau. Ouais c’est ça! C’est comme dans Men in Black, c’est Catherine avec une peau d’Edgar! 

Et puis, il y a un hommage à Bukowski, à Kurt Cobain et un clin d’oeil à Peter Pan et à Alice. Eh! Imagines si Catherine rendait hommage à Bukowski qui réécrirait Peter Pan à la manière de Poe en écoutant Nirvana, assis au fond d’un trou après avoir bouffé du lapin, ça donnerait quoi?

-Parfois tu me fais peur, tu le sais?

-Mais non! Tu dis ça parce que t’es en colère! Tu penses encore à ta femme,...euh bref, passons. Après L’Accroissement Mathématique du Plaisir, pour rester sur l’humour à la Catherine Dufour, il faut lire sa série de fantasy Quand les dieux buvaient qui est une preuve s’il en fallait, qu’il n’est nul besoin d’être anglais pour être drôle.

-Oh mais il y a toi aussi! Ah non, c’est vrai, toi tu ne comptes pas! Si on en croit ta mère, tu viens d’une autre planète. Mais,... tu crois qu’ils reviendront un jour te chercher? Avec E.T, c’était pas si long, non? Si?...Hein? Qu’est-ce que tu en penses? Tu veux qu’on en parle?

-Ok, passons. Donc, avec le cycle Quand les dieux buvaient, Catherine a imaginé ce qui se passait après le «et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants». Bref, on se marre bien et en plus, il y a des princesses lesbiennes, de l’alcool, un sorcier con comme une porte et plein d’autres choses!

                         

-Catherine sait également écrire des romans de pure ambiance. Délires d’Orphée revisite... et bien le mythe d’Orphée, ça tombe bien c’est marqué dessus. Un objet mythique a disparu et Senoufo Amchis va tenter de le retrouver. L’histoire est toute en lenteur ,  l’écriture hypnotisante et on s’y retrouve vraiment dans ces rues sombres et brumeuses.



  Mais sinon, après tu peux passer carrément au niveau supérieur, tu peux toucher du doigt le Beau, le Grandiose! Oui je sais que tu lis en suivant avec ton  doigt! Bref, il faut lire Le Goût de l’Immortalité (Grand Prix de l’Imaginaire 2007 ainsi que Prix Rosny Aisné 2006, Prix Bob Morane 2006 et Grand Prix de la Science-Fiction Française 2007) et Outrage et Rébellion qui sont typiquement le genre de texte «ça passe ou ça casse». Par contre, si ça passe, tu te prends une grande claque. Ce sont des textes exigeants et qui se méritent donc pas pour les lecteurs feignants à qui on doit donner toutes les explications.

-Ça ne me fait pas peur, j’aime quand c’est dur... difficile! Je voulais dire difficile. 

-...

-Et laisse ma femme tranquille! Donc, Catherine...

-Ok. Donc, la construction de ces deux romans est particulière. Le Goût de l’Immortalité est construit comme Les Mémoires d’Hadrien, une longue confession. On apprendra de la narratrice toute sa vie mais surtout sa découverte de son immortalité et du prix à payer. C’est également l’occasion de décrire une société violente et décadente dans laquelle les humains n’ont presque plus de limites à leurs fantasmes et obsessions. Les 4 prix remportés par Catherine pour ce roman devraient suffire à convaincre tout curieux d’y jeter un oeil.





  Outrage et Rébellion quant à lui est la biographie d’un personnage (Marquis) à travers le témoignage de tous ceux qui l’ont connu. Catherine s’est inspiré pour cela du livre Please Kill MeOn suit un groupe d’adolescents enfermé dans une pension de luxe et qui n’a rien d’autre à faire que fumer, baiser et surtout faire de la musique. Outrage et Rébellion, c’est la musique contre la dictature. Bon alors c’est sûr que si tu aimes les bisounours, André Rieu et les histoires qui finissent par «et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants», Outrage et Rébellion n’est définitivement pas pour toi. En revanche, si tu aimes les gros mots, les musiques expérimentales ou si tu es curieux par nature alors n’hésites pas, laisses toi embrigader pour Outrage et Rébellion.



-Tu m'intéresses de plus en plus.

-Sinon, Catherine sait aussi donner de très bons conseils pour écrire un best seller de fantasy et parler de son métier comme personne.


-Ooohhh...

-Catherine sait également répondre aux cons et donner des interviews en ligne ou pas.


-Aaaahhh...

-Catherine sait écrire des postfaces et aussi vous donner envie de ne pas lire Twilight.

-Ouah! Mais...elle sait tout faire cette Catherine!

-Mais c’est qu’est-ce que j’essaie de te dire depuis une heure! Catherine Dufour est une déesse...

-...devenons ses prophètes.



3 juil. 2011

Tes paupières sont lourdes . . . . . . tes blagues aussi.

Un beau jour (ou était-ce une nuit? hum... me rappelle plus), Kiki43 qui est un grand poète caché derrière un grand timide (non, c’est pas des conneries, Kiki43 est grand), envoya ce message à ses amis pour lancer une discussion :

Kiki43 :
Voici l'un des morceaux le plus étrange et le plus "pur" que j'ai entendu.
Un morceau qui me bouleverse à chaque écoute.
J'espère qu'il vous plaira.

Sur ce, Coriolis44 qui est de taille proportionnellement inverse à celle de Kiki43 et qui n’est jamais  la dernière pour participer à ce genre d’échange répondit :

Coriolis44 :
En effet, c'est très pur, on dirait presque un mantra.. c'est troublant!
Merci pour la découverte!
Juste pour continuer la "discussion", voici une de mes versions de la poésie hypnotique.


Vous vous doutez bien que devant tant de lyrisme, mon coeur s’emballa et je me sentis dans l’obligation de jeter mon grain de sel pour faire déborder la mare :

Melicerte42 :
Permettez-moi de rebondir sur l’idée de pureté. Voici LE  son le plus pur qui puisse exister.

Oui, je crois que je suis prête. Demain, je réécris Les fleurs du mal.

31 mai 2011

Où l'on apprend l'utilité des moutons en temps de guerre.




Si vous aimez les polars, vous aimerez Gonzo Lubitsch.
Si vous aimez les romans d’aventures, vous aimerez Gonzo Lubitsch.
Si vous aimez les romans fantastiques, vous aimerez Gonzo Lubitsch.
Si vous avez de l’humour, vous aimerez Gonzo Lubitsch.
Si vous n’aimez rien ni personne et que vous vous interrogez sur la raison d’être de votre existence, vous aimerez Gonzo Lubitsch.
Résumons nous: achetez Gonzo Lubitsch, Gonzo Lubitsch vous le rendra.
Vous n’aurez besoin que de cinq minutes pour comprendre à quel point il est nécessaire de vivre... juste pour pouvoir lire Gonzo Lubitsch.


Forcément, vous vous demandez : « Mais qui est ce Gonzo Lubitsch? » (Si, si vous vous le demandez).

Dans un monde post apocalyptique, à la suite d’une guerre, (euh... oui encore), seule la canalisation Jorgmund permet à l’humanité de faire ce qu’elle fait de mieux... emmerder le monde?!... mais non! Survivre (...ou pas).

Et là c’est quand même pas de pot car la canalisation a pris feu. La bonne idée du jour est alors de faire appel à Gonzo Lubitsch et à son équipe pour sauver le monde. Et sur le chemin qui va les mener sur les lieux de l’incendie, quoi de mieux pour occuper le temps que de nous raconter une histoire, pas n’importe quelle histoire, celle de Gonzo. C’est son meilleur ami qui s’y colle et il va tout vous dire, tout ce que vous auriez toujours voulu savoir (ou pas) sur Gonzo (leur enfance, leur rencontre...) mais aussi sur ce monde et le pourquoi du comment en est-on arrivé là, et enfin la faute à qui et pourquoi la canalisation a pris feu?

C’est ainsi que vous croiserez la route d’un maître du kung-fu qui vous apprendra comment un Tupperware peut vous sauver la vie, des petits enfers personnels d’une grand-mère tel l’enfer du thé qui brûle ou l’enfer des sous-vêtements qui grattent, d’un militaire qui vous enseignera les rudiments du catch automobile, d’une bombe à effacer, du FOX (non Mulder n’a rien à voir la dedans... quoique...) et de quantité de choses encore.

Car Gonzo Lubitsch c’est un peu comme un meuble d’apothicaire, une histoire avec plein de tiroirs, où l’on passe du roman fantastique au polar puis au roman initiatique le tout sous la plume plus que talentueuse de Nick Harkaway, tellement talentueuse que le fait qu’il soit le fils de John Le Carré devient anecdotique. 

En effet, non seulement Nick Harkaway sait raconter une histoire et même plusieurs en même temps mais il possède surtout un don rarement maîtrisé en littérature : l’art de la digression. Ce qu’il pourrait vous dire en 4 lignes, Nick Harkaway vous le dit en 4 pages mais c’est tellement bon qu’on s’arrête pour en relire certains passages.

Alors oui encore un roman qui ne plaira pas à tout le monde. Certains laisseront tomber au bout de 100 pages.

Une seule chose avec laquelle je ne suis pas d’accord avec l’auteur, lorsqu’il dit : «J’ai voulu que ce livre ... vous tienne éveillé toute la nuit et vous oblige à téléphoner au bureau, le lendemain matin, pour vous faire porter pâle. Et cela, à la seule fin d’en achever la lecture. Bref, j’ai voulu, avec ce livre, vous dérober une journée de votre vie.»
Personnellement, j’ai mis 3 semaines à le lire, juste parce que je ne voulais pas que cela s’arrête.

P.S.1 :  ...euh... et si vous aimez Gonzo Lubitsch, achetez Gonzo Lubitsch!
P.S.2 : et les moutons dans tout ça? Rendez-vous page 233...